Les quartiers à éviter à Draguignan en 2026

Quartier a eviter draguignan

Vous envisagez de vous installer à Draguignan, vous voulez y investir dans l’immobilier ou même y partir en vacances ? Dans cette ville du Var de plus de 40 000 habitants, certains quartiers demandent plus de vigilance que d’autres.

Draguignan compte 3 quartiers prioritaires : Les Collettes, le Centre Ancien et Maljournal. Ces quartiers sensibles concentrent des difficultés sociales et sécuritaires, notamment en termes de précarité et d’incivilités.

Point encourageant : la délinquance a baissé de 11,17% sur les 10 premiers mois de 2024 et d’importants projets de rénovation urbaine sont en cours.

Dans cet article, je vous présente les 3 quartiers à éviter à Draguignan.

QuartierNiveau de vigilance
Les Collettes⚠️⚠️⚠️
Centre Ancien⚠️⚠️
Maljournal – Saint-Hermentaire⚠️

Les Collettes

Les Collettes est le quartier chaud de Draguignan. Avec un revenu médian de seulement 933 € par mois et un taux d’emploi de 52 % (contre 60 % pour la commune), ce quartier de 2 450 habitants cumule précarité sociale et insécurité. Le chômage de longue durée touche 23 % des demandeurs d’emploi, et 19 % des salariés ont un contrat précaire.

La propreté laisse à désirer avec des portes d’immeubles dégradées, des tags sur les murs et des incivilités récurrentes. L’insécurité nocturne est particulièrement marquée : il est fortement déconseillé de s’y rendre après le coucher du soleil. Le trafic de drogue existe, même s’il reste sans commune mesure avec les grandes cités urbaines. En octobre 2025, un important réseau a été démantelé dans le quartier voisin de Saint-Hermentaire après 18 mois d’activité.

Des initiatives positives émergent avec le contrat de ville 2024-2030 qui met la priorité sur la sécurité, l’emploi et le cadre de vie. Un projet de terrains de beach-volley est prévu au boulevard Léon-Blum, et une résidence senior est en construction pour revitaliser le secteur.

Centre ancien

Le centre ancien de Draguignan présente un visage contrasté. Ce quartier prioritaire de 4 320 habitants affiche un taux de pauvreté de 39 %, contre 18 % pour la commune. Le revenu médian plafonne à 1 161 € par mois, et les 25 % les plus pauvres vivent avec à peine 833 € mensuel.

L’insécurité y est palpable, particulièrement le soir et pour les femmes seules. La présence de 133 à 170 personnes sans domicile stable, notamment aux abords du théâtre sur le boulevard Clemenceau, génère des problèmes d’alcoolisation publique et d’incivilités.

La propreté est défaillante avec des poubelles qui débordent. Le trafic de stupéfiants existe sous forme de « petits trafics », et certains marchands de sommeil exploitent des logements insalubres de seulement 9 m². En août 2023, une rixe au couteau place des Comtes de Provence a laissé un homme borgne, l’agresseur écopant de 5 ans ferme.

Les secteurs à surveiller particulièrement :

  • les rues autour de la place René Cassin,
  • les quartiers adjacents à la rue Cisson, et les abords du théâtre.

Le centre se vide le soir, ce qui accentue le sentiment d’insécurité. Évitez la zone après la tombée de la nuit, surtout les week-ends.

La municipalité investit massivement dans la rénovation : plus de 5 millions d’euros entre 2018 et 2024 pour rénover le boulevard Clemenceau, la place du Marché et les rues piétonnes.

Un permis de louer a été instauré en 2024 pour lutter contre l’habitat indigne, et 206 caméras de vidéosurveillance quadrillent désormais la ville avec un centre de surveillance actif 24h/24.

Maljournal et Saint-Hermentaire

Maljournal souffre d’une image négative qui ne reflète pas complètement la réalité. Ce secteur HLM de 5 410 habitants (incluant Le Fournas, Les Incapis et Saint-Hermentaire) compte 53 % de propriétaires et seulement 18 % de logement social. Le quartier est décrit comme calme avec 110 commerces de proximité.

Certains sous-quartiers sont plus problématiques que d’autres. Saint-Hermentaire a notamment été touché par un important trafic de drogue démantelé en octobre 2025, avec plusieurs kilos de cannabis et cocaïne écoulés mensuellement pendant 18 mois.

Des efforts de rénovation sont entrepris et des initiatives locales positives émergent. Il serait injuste de stigmatiser entièrement ce secteur qui évolue dans le bon sens.

Les secteurs sensibles dans les autres villes du Var :

Articles similaires