Vous cherchez à vous installer à Toulon, que ce soit pour y vivre, investir ou simplement la visiter ? C’est une ville magnifique entre mer et montagne, mais comme toute grande agglomération, certains quartiers demandent plus de vigilance que d’autres.
Toulon compte 10 quartiers prioritaires qui concentrent des difficultés sociales et sécuritaires, notamment Pontcarral, La Beaucaire et Sainte-Musse. Ces quartiers sensibles cumulent taux de pauvreté élevé, trafic de drogue et incidents réguliers.
Bonne nouvelle : la délinquance générale a baissé de 3 % en 2024 et d’importants projets de rénovation sont en cours. Dans cet article, je vous détaille les quartiers à éviter à Toulon avec des données concrètes.
| Quartier | Niveau de vigilance |
|---|---|
| Pontcarral | ⚠️⚠️⚠️ |
| La Beaucaire | ⚠️⚠️⚠️ |
| Sainte-Musse | ⚠️⚠️⚠️ |
| Pont du Las et Rodeilhac | ⚠️⚠️ |
| Centre-ville | ⚠️⚠️ |
| La Florane | ⚠️⚠️ |
| Saint-Jean-du-Var | ⚠️ |
| La Rode | ⚠️ |
| Beaulieu et Sainte-Marie | ⚠️ |
| Le Jonquet, la Baume et le Guynemer | ⚠️ |
Pontcarral
Pontcarral est sans conteste le quartier chaud de Toulon. Avec 70 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage de 36,6 %, ce petit quartier de 1 301 habitants cumule toutes les difficultés. Il est classé Quartier de Reconquête Républicaine depuis 2019, un statut réservé aux zones les plus problématiques.
Le trafic de drogue y est omniprésent. Sur 8 mois en 2023, les forces de l’ordre y ont saisi 21 kg de cannabis et 800 grammes de cocaïne. La circulation d’armes à feu, les règlements de compte et les violences contre les policiers font partie du quotidien. Les infrastructures vieillissantes et les espaces publics dégradés s’ajoutent à ces problèmes sécuritaires.
Depuis 2023, les opérations « place nette » se multiplient avec des résultats encourageants. Des initiatives locales émergent comme la création d’un jardin partagé et le recrutement d’adultes relais. Mais la vigilance reste maximale, surtout la nuit au niveau des tours de la résidence Pontcarral.
La Beaucaire
Avec 4 016 habitants, La Beaucaire est l’un des quartiers dangereux de Toulon. Ce grand ensemble construit dans les années 1960-70 au nord-est de la ville souffre d’une réputation bien ancrée. Les riverains témoignent avec une certaine résignation : « Les coups de feu, c’est normal ». Le trafic de drogue y est florissant et les violences font régulièrement la une de la presse locale.
En 2018, une balle perdue a traversé la chambre d’un enfant, un incident qui a profondément marqué les habitants et renforcé le sentiment d’insécurité. Les tours 78 et 79 ainsi que l’avenue Albert-Camus concentrent l’essentiel des problèmes. La vigilance est particulièrement recommandée après 22 heures.
Face à cette situation, les autorités ont déployé 150 policiers en 2024 dans le cadre du dispositif « Ville sécurité renforcée« . Des opérations coup de poing contre le narcotrafic ont lieu régulièrement, avec des résultats mesurables mais une situation qui reste tendue.
Sainte-Musse
Sainte-Musse figure parmi les quartiers sensibles de Toulon avec 66 % de sa population sous le seuil de pauvreté. Les 1 850 habitants vivent avec un revenu médian de seulement 886 € par mois, contre 1 545 € pour l’ensemble de Toulon. La dépendance aux prestations sociales est massive : 35 % des allocataires en dépendent totalement.
Le quartier cumule précarité économique et problèmes sécuritaires liés au trafic de drogue. L’ensemble La Poncette, avec ses 198 logements vieillissants, nécessite une rénovation lourde. Les opérations « place nette » y ont été menées à plusieurs reprises en 2023 et 2024.
Une lueur d’espoir : les travaux de rénovation de La Poncette sont en cours pour un montant de 5,5 millions d’euros, avec une livraison prévue fin 2025. Un investissement qui devrait améliorer significativement le cadre de vie des habitants.
Pont du Las et Rodeilhac
Ce quartier de 3 015 habitants à l’ouest du centre-ville présente un visage contrasté. Le trafic de drogue et les incivilités nocturnes restent des problèmes récurrents, avec un taux de criminalité relativement élevé. Certaines rues sont nettement plus problématiques que d’autres.
Point positif : Pont du Las se situe à proximité du centre-ville et des transports. Des projets de rénovation urbaine sont en cours et la situation s’améliore progressivement. Les agents immobiliers y voient un potentiel pour les investisseurs, à condition de bien choisir l’emplacement exact.
Le centre-ville
Le centre-ville de Toulon est le quartier prioritaire le plus peuplé avec 8 632 habitants. 51 % de la population vit sous le seuil de pauvreté avec un revenu médian de 1 010 € par mois. L’habitat ancien nécessite des rénovations importantes.
La bonne nouvelle : le centre-ville fait l’objet d’un important projet de rénovation urbaine (NPNRU) doté de 15 millions d’euros pour l’îlot Courdouan. La dynamisation est progressive et les habitants témoignent que « la ville est en train de changer » positivement.
La Florane
Ce quartier de 2 016 habitants dans l’ouest toulonnais connaît des problèmes de sécurité, notamment au niveau de la cité Mon Paradis et de la rue Montserrat. Voitures brûlées, coups de feu occasionnels et nuisances sonores sont régulièrement signalés. Plus de 30 interpellations ont été effectuées depuis janvier 2024.
Des initiatives positives émergent avec la création d’un jardin partagé et des opérations de nettoyage participatives qui tentent de redynamiser le quartier.
Saint-Jean-du-Var
Classé quartier prioritaire depuis décembre 2023, Saint-Jean-du-Var compte environ 2 500 habitants. La particularité : 67 % des logements datent d’avant 1946, avec de nombreux habitats indignes. La forte densité et le manque d’espaces verts pèsent sur la qualité de vie.
Le quartier est en pleine mutation avec des projets de rénovation qui devraient améliorer la situation dans les années à venir.
La Rode
Environ 1 000 habitants vivent dans ce nouveau quartier prioritaire depuis 2023. Six grands immeubles construits entre 1975 et 1978 sur un ancien bidonville composent ce quartier. Plus de 60 % des logements sont en sous-occupation.
La précarité est marquée mais les problèmes sécuritaires restent moins prononcés que dans les trois premiers quartiers évoqués.
Beaulieu et Sainte-Marie
Le plus petit quartier prioritaire de Toulon avec 1 135 habitants affiche un taux de chômage de longue durée de 19 %. La forte dépendance aux prestations sociales (36 % des moins de 18 ans sous CMU-C) et le faible taux d’emploi caractérisent ce quartier.
Les problématiques sont davantage d’ordre social qu’en lien avec la délinquance.
Le Jonquet, la Baume et le Guynemer
Ce quartier de 1 811 habitants présente un visage paradoxal. Classé avec un indice de difficultés à 95 % (parmi les plus élevés), il bénéficie pourtant d’un cadre de vie agréable avec des espaces verts.
Les infrastructures nécessitent une attention particulière, mais le quartier reste globalement moins problématique que les zones sensibles évoquées précédemment.
Les secteurs sensibles dans les autres villes du Var :







